Branding & stratégie  & dessin de caractères & photographie
2019 — Culturel & Musique

Théâtre du Châtelet


Transformer l’image figée d’un lieu iconique en identité responsive grâce à un logo au centre de la scène.

Périmètre : Positionnement & stratégie, Identité visuelle, Édition, Campagne.
Rôle : Directeur artistique & Designer à graphéine, avec Philip de Canaga (appel d'offre), Jean-Albert Heckel (édition), Céline Chenue (édition) & Sarah Magro (édition), sous la direction créative de Jérémie Fesson. Gestion de projet par Leslie Darné.
Typographie : Akkurat par Lineto, Obviously par OHNO Type, Americana par Richard Isbell, Untitled serif par Klim Type
C’est en 2019, et après plus de deux années de travaux que l’historique Théâtre du Châtelet se ré-ouvre au public. Ce changement de décor marque une nouvelle ère pour le théâtre avec l’arrivée d’une nouvelle direction, en la personne de Ruth Mackenzie à la direction artistique et Thomas Lauriot dit Prévost à la direction administrative. Ces nominations et ces travaux ont pour ambition d’ouvrir le théâtre à un plus vaste public, avec une programmation plus accessible et éclectique, mais aussi par une infrastructure adaptée à tous.

C’est avec cette volonté de s’adresser à tous les Parisiens, initiés ou non à l’art scénique, que nous avons envisagé ce projet avec les équipes du théâtre. Il fallait pour cela pouvoir s’appuyer sur une identité visuelle forte, cohérente, et déclinable en développant la notoriété de la marque « Châtelet ». Pour cette raison, il était important de capitaliser et rendre visible des symboles déjà présent mais peut-être trop discrets. Ainsi, le logotype créé il y presque 15 ans par le designer graphique et typographe français Philippe Apeloig, et pensée pour l’affiche, a été conservé mais simplement modernisé pour répondre aux enjeux de la communication responsive d’aujourd’hui.






Un logo sous les feux de la rampe

Cette simplification du logotype a plusieurs effets : le premier est de permettre à ce signe historique de se détacher de la mention « Théâtre Musical de Paris » et ainsi gagner en visibilité et lisibilité sur tous les supports. De cette manière, l’image s’adapte au discours, car les Parisiens ne vont pas au « Théâtre Musical de Paris », tout le monde va au « Châ-te-let ». Cette émancipation ancre le lieu dans son temps et l’ouvre à tous en le rendant plus accessible.


Le second effet est de libérer le potentiel graphique du logotype, et d’écrire une nouvelle histoire à travers ses formes. La nouvelle charte graphique s’est construite autour de grands principes ludiques qui participent à la mise en valeur de l’identité du théâtre. La gamme chromatique dynamique joue avec des motifs géométriques extraits du dessin du logo : reprise de l’accent circonflexe, traits d’unions, formes rondes.













Pour dévoiler la nouvelle saison, annoncer la réouverture du théâtre et asseoir la notoriété du signe, ce logotype fraichement lifté est la star de cette campagne de communication.  À travers un wording malicieux qui joue avec les syllabes et l’espiègle ponctuation du logo, le théâtre dialogue avec les parisiens pour les inviter à se réapproprier ce nom.




Pour tous, partout

Élément phare de la communication d’un théâtre, les affiches doivent aujourd’hui se décliner sur tous supports, de l’imprimé au numérique. Cette problématique a influencé notre vision de la charte graphique du Châtelet, qui couplée à la notion d’ouverture (à un plus vaste public) nous a poussé à penser la communication sous forme d’interfaces. Ainsi les affiches sont rythmées par 3 zones, à l’image du logo. La première contient ce dernier, qui permet une identification immédiate du théâtre à l’image d’une tétière de journal. Un visuel photographique donne ensuite le ton concernant le spectacle annoncé. Enfin, le troisième bandeau relaie toute l’information pratique et reprend l’univers coloré et géométrique de la charte graphique.




Pour compléter l’idée d’un théâtre populaire qui appartiendrait à tous, nous avons conçu avec les équipes rédactionnelles du Châtelet, un journal trimestriel que nous avons nommé « Tchât », diminutif du nom du théâtre et clin d’œil au désir de dialogue avec les publics de la culture. Il est le relais de la programmation et des évènements, comme le fait traditionnellement la brochure de programmation, mais de façon plus ludique.









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